Un rappel pour les accordéons diato une rangée =
une seule gamme diatonique mais tout ce qui en découle des 7 modes
possibles :
Appelé mélodéon, il
à une seule rangée (semblable à notre sol/do), il
est encore très utilisé au Québec et en Louisiane
(musqie cajun) .
les répertoires
joués sont adaptés aux techniques du tiré-poussé,
mais croyez moi c'est pas aussi facile que cela en à l'air .
L'accordéon dit "diatonique"
que
nous connaisont maintenant
avec
2 rangs et 21 touches se trouve vite limité lorsque
l'on veut s'écarter des mélodies avec des altérations,
lorsque l'usage de certaines notes comme sol# ,sib ... demandent une trop
grande dextérité et troublent l'usage de la main gauche
pour l'accompagnement.
De même le manque de certains accords/basses devient gênant
surtout pour faire de l'accompagement main gauche et main droite.
Nous avons vu que avec un 2 rangs 21 touches 8 basses, les tonalités
utilisées fréquement sont : Sol, Do, Lam et lorsque l'on
veut jouer dans d'autres tonalité il faut changer d'accordéon.
Un autre constat : en Lam lorsque l'on développe la gamme en tirant,
en arrivant au sol, seule solution aller chercher le sol en poussant qui
peut être à deux endroits ...
La tonalité de Mim commence à demander beaucoup de tiré
poussé main droite rendant l'accompagnement main gauche plus difficile,
côté main gauche l'accord de Sim manque cruellement.
Les tonalités de Rém et Fa deviennent galère avec
l'usage de la note Sib et le manque d'accord Sib main gauche.
....
Avoir plusieurs accordéons de tonalité différentes,
c'est la solution qu'adoptent beaucoup de musiiens de diato
Fonction du genre de musique que l'on joue, il y a des modèles
2 rangs qui ont été adaptés comme le modèle
Irlandais :
Le second rang est accordé 1/2 ton plus haut ou plus bas fournissant
ainsi tous les demi-tons.
Ce qui en fait un instrument chromatique avec les caractéristiques
d'un instrument bisonore (faussement appelé diatonique).
En Irlande, le plus répendu est avec une rangée en Si et
l'autre en Do de façon à avoir tous les demi tons.
cette disposition Si/Do nécessite un nouvel apprentissage pour
jouer en Ré, Sol ...
De plus en plus de ditonicien irlandais utilisent ce sysème Si/do
dont le tiré-poussé correspondrait bien mieux au jeux de
l'archer du violon .
Pour ceux qui jouent déjà sur un sol/do, il faut tout réapprendre
les tiré-poussé (infernal).
L'autres disposition : une rangée en Ré et l'autre en Do#
(modèle intial) est encore pas mal utilisé en Irlandais.
Le doigté tiré poussé sur la rangée de Ré
est identique au doigté de notre sol/do sur l'une de ses rangées.
Ca tombe bien car une grande partie du répertoire irlandais est
en Ré, pour les airs en Sol autre grande partie du répertoire,
il faut s'habituer au nouveau tiré poussé et aller chercher
le Do sur l'autre rangée. Pour les apogiatures c'est faile à
en trouver avec cette deuxième rangée ...
En pays Basque, Catalan et Espagne, une autre variante du viennois le
Diatonique "Trikitixa" est encore très utilisé.
Il comporte deux boutons de plus à la main droite qui fournissent
des altérations supplémentaires.
Les accords identiques au viennois sont tous unisonores ce qui nécessite
l'ajout de 4 boutons pour avoir 12 boutons=6 basse/accord
L'accompagnement est beaucoup plus aisé sur ce modèle que
sur notre petit diato.
D'autres modèles en et hors Europe ont étés développés
pour les musiques traditionelles des pays concernés mais ne conservant
pas le principe du mélodéon une rangée. (suisse,
italien, russe ...)
Puis très récement il a été créé
un accordéon à quarts de tons pour pouvoir s'adapter aux
musiques orientales.
Sur ces accordéons spécifiques mais très bien adaptés
au style de musique il est par contre moins facile d'aborder d'autres
styles, mais souvent l'instrumentiste arrive à faire des prouesses,
tout cela pour dire qu'il n'y a de vrai solution, il y a des tas de solutions
qui au final font une très grande richesse musicale.
Le chemin vers le diato 3 rangs
Certains accordéons
avec deux touches supplémentaires ne sont que des renvois mécanique
des notes altérées placées en haut de clavier,
c'est la solution la moins chère que l'on peut trouver.
Alors à
la demande des anciens folkeux, les luthiers nous fabriquent des modèles
23 touches (2 touches de plus main droite) qui sont les notes du haut
de clavier Sib Sol# Do# et Mib, rendant les déplacements de doigts
plus confortables. Mais les autres inconvénients cités ci-dessus
restent.
Parallélement à ces évolutions il y été
développé des modèles 3 rangs toujours de gamme diatonique
sur chacune des 3 rangées.
- Modèles sol/do/fa et la/ré/sol : utilisés surtout
dans les pays du sud, et sur le continent nord américain (la/ré/sol
au Québec, sol/do/fa au Mexique).
Il a l'avantage de permettre de transposer facilement les morceaux en
sol / do vers do / fa, cependant il manque les notes do#, mi et sol#.
-Modèle sol/do/si : avec un intervalle d'un demi ton entre la deuxième
et troisième rangée qui permet ainsi de bénéficier
de tous les chromatismes.
c'est le modèle adopté par le celebre accordéoniste
Emile Vacher créateur du sytle musette mais avec un clavier
MIXTE à gauche.
Autour de 1900 c'est
l'accordéon chromatique que prendra le dessus, mais le "diato"
continera son chemin dans le monde des folkeux, folkloristes ... dans
beaucoup de pays du monde ou le petit accordéon a déjà
trouvé sa place et s'est adapté aux musiques du monde.
Avec le renouveau du folk des années 60-70-80 , on arrive aux 3
rangs actuels :
Alors on place
les altérérations manquantes sur la troisième rangée
avec 3 à 7 boutons,
dans ce cas les deux touches du haut de clavier des 2 premières
rangées reprennent leur logique pour étendre la tessiture.
Voici un exemple parmi x solutions.
Dans toutes ces combinaisons, on retrouvera l'intérêt de
placer un sol en tiré et/ou un la en poussé .
Très souvent le clavier gauche s'enrichie des accords supplémentaires
: Sim , Sib, Mib pour les claviers à 12 basses/accords.
C'est un bon compromis pour la plupart des musiciens de musiques trad
et folk car cela permet d'avoir un accordéon "plus" sans
trop pénaliser sa taille et son poids.
Dans
tous ces modèles, les doigtés restent les mêmes que
sur le modèle de base le 2915,
l'organisation de base des touchent restent le même, chaque rangée
est le support d'une gamme diatonique.
C'est toujours un instrument diatonique, "bi sonore", à
deux ou trois tonalités. Chaque rang correspond à un mélodéon
un rang standard tel quétudié précédemment.
Chez
nos voisins, il s'est fait des systèmes bien spécifiques
comme le Schwyzerörgeli en Suisse :
Ce fut probablement Johann Samuel Herrmann qui, en 1836, fabriqua
le premier petit accordéon schwyzois.
Cet instrument fut bientôt connu sous le nom de langnauerli
Le Schwytzois est à mi-chemin entre laccordéon
chromatique et diatonique, le clavier des basses est chromatique
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Dans notre milieu folk, l'évolution continuant et les folkeux se
multipliants, les modèles bi sonores à 3 rangs se développent,
on trouve maintenant plusieurs écoles (ou systèmes différents)
:
Quel
système 3 rangs bisonore choisir aujourd'hui ? |
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- Le système
2 rangs étendu
à 3 rangs :
exemple Un rang en FA, un rang en DO, un rang en Sol
- Le système
Serge Desaunay : propose un sol / do standard
+ la troisième rangée suivante : « ré#, mi
, fa# (ou la), sol, la , si , do# ».
- Le système Christian
Oller : modèle reprenant le système
de basses unisonores, inventé par Alain Abbot; système réadapté
pour l'accordéon diatonique. Les basses « main gauche »
ne sont donc pas des accords constitués, mais des notes indépendantes
que l'on peut utiliser librement (contrechant, accord, etc
).
- Le système Marc
Perrone : modèle dérivé d'un sol / do / fa.
Sur la 2e rangée, les sol (qui font double emploi avec la 1re rangée)
sont remplacés par des sol#. Sur la 3e rangée, les do (qui
font double emploi avec la 2e rangée) sont remplacés par
des do#, et les mi, par des mi .
- Le système Jean-Michel
Corgeron : propose un sol / do standard + la troisième
rangée suivante : sol, sol#, sib, do# et en poussé mi ,
sol#, sib.
- Le système Bruno Letron très
proche de celui de Corgeron.
- Le système Jean-Pierre Leray : modèle
basé sur le système Corgeron qui permet d'avoir une logique
avec 18 basses et le système original.
- Le système François Heim
: modèle 1 basé sur le système Corgeron qui permet
d'avoir une logique avec 18 basses et le système original.
- Le système Pignol-Milleret
: modèle résultant d'une nécessité
d'avoir une logique complète et facilement mémorisable pour
bénéficier de toutes les notes (y compris les # et b) en
tiré et quasiment toutes en poussé. Ceci afin de pouvoir
jouer dans toutes les tonalités et donc pouvoir accompagner d'autres
instruments très facilement. Ce système permet aussi de
rajouter des couleurs particulières à la musique trad. En
effet, il est très simple d'enrichir les accords de base que l'on
retrouve dans tous les morceaux de trad (ajout de 9e, sixte, 11, 13, 5
, 5#) sans avoir à se soucier si les notes sont disponibles dans
le sens de soufflet dans lequel on se trouve.
En outre, pour le travail des gammes et l'improvisation un autre horizon
s'ouvre que celui proposé par les accordéons plus courants.
Puis d'autres configuration plutôt en marge font apparition :
- Les système Malo
Morvan Ctrl-Alt-Suppr,
Pythagoras
et Alt-F4
- Le
clavier d'Erwan Tangui avec adaptation de la rangée
de Do
- La configuration Jean-Claude
Bélanger (voir ci dessous)
etc etc
Dans ces évolutions on a oublié le modèle du plus
illustre Diatoniste
Emile Vacher qui avait un 3 rangs sol/do/si
, qui posséde tous les chromatismes , Pourquoi avons nous cherché
à faire autre chose ?
Pour
les modèles bisonores, clavier main droite, quelle école
suivre ? |
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Le système
2 rangs étendu
à 3 rangs :
exemple Un rang en FA, un rang en DO, un rang en Sol
Très utilisé par au Portugal, au Québec ...
Comme il faut
cinq touches daltération, Sol#est ajouté, une octave
seulement, au début du rang en DO.
Do#et Ré# sont ajoutée pour deux octaves au début
des rangs en FA et en SOL
Bien quil permette un peu de chromatisme, linstrument nest
pas conçu à cette fin.
Révision possible du clavier trois rangs
Les trois tonalités
sont inversées pour rejoindre le standard chromatique «Italien».
La gamme en SOL est reculée dun bouton et celle en FA avancée
dun bouton.
Les notes chromatiques supplémentaires devraient être ajoutées
de cette façon:
- Fa#-Sol#, au début du rang en DO.;
- Ré#-Do#graves, au début du rang en FA au lieu de Fa-Sib.
- Do#-Ré#aigus, à la fin du rang en SOL au lieu de Sol-Do.
Aujourd'hui, les systèmes les plus utilisés sont répartis
dans deux catégories :
1 - Les Rangées de do et de sol restent standard
2 - La Rangée de do est modifiée pour les notes la et
sol (qui sont
en doublon avec la et sol de la rangée de sol)
Première catégorie : ON NE CHANGE
PAS la rangée de DO
Système Leray : un
des pionniers

-Avantages :
Lorsqu'on sait
jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage à faire .
Les deux premières rangées sont inchangées (sauf
en bas), ce que je sait faire sur un 2 rangs je le fais aussi sur ce
3 rangs.
Avec Sol en tiré et La en poussé sur troisième
rang : il est plus aisé de développer certaines gammes
comme les gammes de Do en tirant, gamme Lam en tirant , gamme de Ré
en tirant ... .
-Inconvénients : liés au tiré-poussé, le
chromatisme est total mais difficile à éxécuter
Mib n'étant qu'en poussant il et Do# Fa Fa# toujours en tirant
Système
Heim version 1 : Comme pour Leray, Heim propose un sol / do
standard + la troisième rangée pour altérations
plus le LA en poussé et le Sol en tiré . La différence
Leray/Heim est un décalage du sol tiré (donc des autres
notes), rendat certains doigtés plus faciles.
( il ya
deux versions de clavier Heim)
-Avantage : Sol
en tiré et La en poussé sur troisième rang
Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage à
faire
-Inconvénients : liés au tiré-poussé, le
chromatisme est total mais difficile à éxécuter
Mib n'étant qu'en poussant et Do#
Fa Fa# toujours en tirant
Système Corgeron :
Corgeron propose un "sol / do standard"
+ troisième rangée avec en tiré : sol,
sol#, sib, do# et en poussé mib,
sol#, sib.

-Avantages :
Lorsqu'on sait
jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage à faire
Les notes Sol# et Sib accéssiblent dans les deux sens facilitent
le doigté pour certaines gammes et l'accompagnement (moins de
coups de soufflet).
-Inconvénients :
Do# Fa La Fa#
La toujours en tirant , et Mib uniquement en poussant
Pour argumenter ce choix que j'ai fait pour ne pas tout réapprendre,
je reprends la réflexion initiale de Jm Corgeron :
- Sol en tiré : pour
obtenir les gammes diatoniques de DO et de SOL en tiré, 7ième
des accords de Lam et LA (accord tiré MG).
- Mib en poussé : fondamentale de I 'accord de Mlb (accord poussé
MG), tierce de l'accord de Dom (accord poussé MG) et sensible
de la gamme de Min (accord poussé MG).
- Sib en poussé :
tierce de l'accord de Solm (accord poussé et tiré M/G),
accord très utile pour reprendre de l'air quand on joue en Rem,
quinte de I 'accord de MIb (accord poussé MG) et 7ième
de l'accord de DO (accord poussé MG).
- Sib en tiré : fondamentale
de l'accord de Sib (accord tiré MG), tierce de l'accord de Solm
(accord poussé et tiré MG) et sensible de la gamme de
Sim (accord tiré MG).
- Sol# en poussé : fondamentale de l'accord de SOL#. (accord
poussé MG) et tierce de l'accord de MI (accord poussé
MG).
- Sol# en tiré : sensible de la gamme de Lam (accord tiré
MG), gamme mineure principale sur un SOL/DO.
- Do# en tiré : tierce de I' accord de LA (accord tiré
MG) et sensible de la gamme de Rem (accord tiré MG)
Preference est donnée sur la priorité de Sib en poussé
plutôt qu'au La, car le La ne fait partie d'aucun accord de base
MG en poussé
En effet la note la est fondamentale des accords de LAm et LA, tierce
de l'accord de FA, quinte des accords de Rem et RE ainsi que 7ième
des accords de sim et si qui sont tous des accords en tiré à
la MG
Ecole Bruno Letron : qui
fait tout de même quelques adeptes
3ème rangs
équivalent au clavier de Corgeron, mais en 3ieme rangs legères
différences sur la dispositions des notes.
POUR CES QUATRE ECOLES LERAY HEIM v1 ET CORGERON & LETRON :
- Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage
main droite à faire .
- Avec le sol tiré sur la troisième rangée, il
est plus aisé de développer certaines gammes comme Do
en tirant, Lam en tirant , Ré en tirant ...
- L'accompagnement main gauche est plus facile et fluide que sur un
deux rangs classique.
- Liés au tiré-poussé, le chromatisme est total
mais difficile à éxécuter dans certaines tonalités
au détriment de l'accompagnement main gauche. Exemple le Mib
n'étant qu'en poussant il est difficile de jouer gauche et droite
en Mib/Sib.
Deuxième
catégorie : ON CHANGE la rangée de DO.
SystèmePignol-Milleret
: Rangée
de DO
le sol poussé par un la et le
la tiré par un sol#
Il est actuellemnt très
utilisé par de plus en plus de folkeux.
On se rapproche du chromatique, on s'ouvre à d'autre genres de
musique :

-Avantages :
Logique complète
pour bénéficier de toutes les notes (12 1/2 tons)
en tiré (donc tous les accords à droite)
Cela permet de jouer dans (en théorie) dans toutes les tonalités
et de pouvoir accompagner d'autres instruments très facilement.
Le diato devient un instrument ouvert à d'autres répertoires
: jazz, balkans ... musette ...
Il faudra veiller à avoir un système de basses/accords
adapté pour suivre cette nouvelle logique main droite (tout
en tiré).
Le sol# en deuxième rangée, souvent utilisé
dans les gammes mineures harmoniques est un confort.
C'est le seul clavier avec fa, et mib dans les deux sens, ce qui
est bien confortable.
-Inconvénients : .
pour la "rangée
de Do" le Sol est remplacé par La et le Sol par un Sol#
. Par contre sol# n'est que en tiré
Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs (et pire sur un autre 3 rangs)
il y a tout l'apprentissage à refaire, douloureux selon certains
qui ont eut le courage de le faire. |
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Système
Heim version 2 :
un peu différente
de la version Milleret, rangée
de DO Remplacer le
sol poussé par un la le
la tiré par un sol

-La troisième rangée
est encore différente
, le sol# y est présent dans
les deux sens,
pas de fa# poussé
- Avantage : Chromastime
complet en tirant
-Inconvénients : la rangée de Do
est modifiée
MILLERET et HEIM surtout la v2, sont de bons compromis pour aborder
des répertoires comme les musiques des Balkans, le jazz ... foro
...
Pour terminer d'autres tendances :
La configuration Jean-Claude
Bélanger (Illustre Québécois) qui
a l'idée de privilégir l'ordre d'un Fa-Do-Sol en sacrifiant
l'habitude diatonique , perdue de toute façon et va permettre
de passer d'un diato à un chromatique Italien sans problème.
Le
clavier bien raisonné polymodal.
les trois rangs sont ordonnés lun avec lautre.
Encore une fois la disposition B (la note grave en tirant) est plus
avantageuse
Elle offre une meilleure répartition dans le registre disponible.
Elle maintient l'alternance de deux notes en tiré-poussé.
Le registre demeure presque le même car on recupère au
début des rangs l'espace perdu par la note ajoutée
Le
DIATO-PEYREMORTE , d'inspiration JC
Bélanger :
toujours un clavier bisonore
Cette configuration
inédite permet de disposer :
- des gammes diatoniques de base et ses relatives
mineures en jouant en poussé / tiré, seul le Fa est en
tiré seulement
- de la game chromatique présentée comme suit en zig-zag
logique sur les 3 rangs
Avantages de cette disposition :
- Possibilités
de jeu d'un accordéon bi sonore dit "diatonique" tout
en maintenant un instrument petit et léger,
- Permet la disposition crescendo logique sans décalage et du
coup conserve le même doigté dans les graves ou les aigus,
- Autorise la symétrie dans l'emboîtement des accords en
tiré mais aussi en poussé
Inconvénient :
- proche du diato
standard, mais l'apprentissage est à refaire ... beaucoup plus
que la disposition Pignol-Milleret.
- très proche du chromatique, sans en être un. (voir ci
sessous)
La logique 8
B/a du 2 rangs ne change pas, pour les 12 et 18 basses :
les 4 supplémentaires Mib, Sib, Si et Sol# sont généralisés
sur les 12 et 18 B/a ( à vous de choisir si celles ci seront
dessus ou dessus par rapport aux 8 B/a)
Pour les 18 basses les B/a supplémentaires doivent correspondre
à votre demande, pour Milleret et bien d'autres les 6 autres
boutons ne proposent que des basses de façon à couvrir
les 12 demis tons dans les deux sens (voir la proposition Milleret).
Trikitixa
|
LE
"trikitixa" à 12 boutons
Unee
autre altérnative est d'opter pour un système unisonore
Basse/Accords.
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Darwin
|
Actuellement
le système Darwin
de Sérafini propose à gauche 24 boutons
produisant des Basses/accords Unisonores
12 demi tons = 12 basses et dessous 12 accords = 24 boutons |
Le Sytème MIXTE : pourquoi pas opter pour un clavier
gauche unisonore ou un BS Stradella (comme sur le chromatique) ,
sytème adopté il y a déjà plus de 100
ans par le celébre accordéoniste Emile Vacher et relayé
maintenant par Daniel
Dénecheau
|
 |
Le
système unisonore , les claviers chromatiques et claviers
uniformes |
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L'accordéon chromatique :
Ce qui change par rapport aux accordéons diatoniques :
1° Présentation
d'un nouveau clavier "main droite", à trois rangées
(jusqu'à 4 ou 5 ) qui se répartissent les 12 sons chromatiques
sur 4x3=12 boutons. (Le clavier actuel.)
2° UNISONORE : suppression du "tirez-poussez" sur les
deux claviers, mais plus de boutons et donc plus lourd (mais plus logique).
3° Pour la plupart des chromatiques, le clavier "main gauche"
donne des accords parfaits majeurs, parfaits mineurs, des accords de
septième de dominante, avec seulement 12 sons chromatiques de
base.
4° L'objectif d'un clavier uniforme est de ne pas prévilégier
une tonalité en particulier mais de favoriser la transposition
automatique, simplifiant d'autant l'apprentissage et la pratique de
l'instrument.
Plusieurs réformes ont été proposées dont
les plus remarquables sont le clavier d'accordéon chromatique
de Paolo Soprani et le clavier uniforme attribué à Janko.
1900 semble être une date particulièrement importante
pour l'histoire de l'accordéon dans le monde.
Date charnière marquant à la fois l'aboutissement des
longues recherches pour faire de l'accordéon-jouet un instrument
de musique; point de départ d'une autre grande période
où l'accordéon va tenter de confirmer ses qualités
musicales.
La lutte ne sera pas facile. Elle dure encore.
Les réticences, souvent justifiées, émises par
des personnalités compétentes, ne seront pas toujours
comprises des passionnés de l'accordéon, ce qui créera
des divergences quand ce dernier prétendra atteindre les salles
de concert.
En attendant, en ce début du xxe siècle, l'accordéon
est partout.
Il est devenu l'instrument régional dont on ne peut plus se passer,
et souvent quasiment l'instrument national.
Quels que soient les ennuis causés par des dénominations
plus ou moins adéquates, l'accordéon "chromatique"
de Soprani bouleverse les traditions.
Si le clavier de la main gauche est une version considérablement
améliorée des recherches antérieures, présentées
déjà à l'Exposition universelle de 1889,
celui de la main droite est une innovation remarquable.
Le modèle de clavier
main droite qui s'impose en France est disposé comme la figure
ci dessus.
La conception de ce clavier permet de transposer un texte musical sans
modifier les doigtés suivant le nombre de rangées.

Avec un quatrième rangée qui mécaniquement reproduit
les notes de la première rangée, cela permet plus facilement
de transposer sans changer de doigté. Et avec une cinquième
rangée reproduisant la deuxième rangée on peut
ainsi jouer toutes les mélodies sur les 12 demi-tons sans changer
de doigté.
A gauche un ingénieux système avec des accords composés
et une disposition géniale ::
a) soit le clavier BS (Basses Standard) international (ou Stradella)
comportant 2 rangs de basses fondamentales avec strucure de quintes
en montant (donc de quarte en descendant), et 4 rangs d'accords composés
(maj, min, 7e, 7dim).
b) soit plus simple, le clavier BS français comportant 3 rangs
de basses fondamentales (quintes en montant) et 3 rangs d'accords composés
(maj, min, 7e)
Autre Avantage : sur 12 touches on a accès à 3 octaves.
Le clavier uniforme
de Janko (1856-1919) qui
reprenait lui-même des propositions qui l'ont précédé,
représente un solution fort intéressante qui n'a pas réussi
à s'imposer à temps pour le piano mais qui demeure possible
pour l'accordéon et facilement applicable pour les claviers percussifs,
(zylophone, vibraphone etc ... )
Ce clavier est constitué de deux rangs de touches à intervalle
de 1 ton (ou seconde majeur)
Comme on peut voir sur lillustration, le troisième rang
de touches est une copie du premier rang, les touches étant,
bien sûr, égales dans les trois rangs.
Sur
le Clavier Uniforme, on ne doit apprendre quun seul doigté
pour chacune des 12 gammes :
Ce clavier est plus long que le système précedent ,, ce
qui engendre des déplacements plus grands, donc peut être
plus de difficultés d'éxecution ... ?
( Et la caisse est plus gande pour un même nombre d'octaves)
Par contre la troisième rangée est méaniquement
la même que la première, ce qui doit simplifier la fabrication.
Alors que
le clavier type piano favorise la gamme de Do (avec les touches blanches
), le Clavier uniforme est ainsi organisé pour que
le doigté soit exactement le même dans les douze demi-tons,
rendant possible lavantage énorme de la transposition automatique.

Avantage : Chaque type daccord "main droite" a sa propre
position alors que sur le piano le doigté pour un type daccord
est souvent identique avec celui dun autre type, ajoutant à
la confusion.
Sur le clavier uniforme, l'empan (longueur) d'une octave est plus court
que sur le clavier de piano mais plus large que sur le clavier chromatique
qui, plus que tout autre, permet d'avoir une très large étendue
sur un clavier relativement court.
Voici à la même échelle deux octaves sur le clavier
de piano, le clavier uniforme (version touche et version boutons) et
le clavier chromatique.

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