1 - Pourquoi un 3 rangs bisonore ? explications.
2 - Quel modèle bisonore choisir ? faire un choix.
3 - Le clavier gauche ?
4 - Le système unisonore ? autrement dit le chromatique.

Pourquoi un 3 rangs bisonore ?

L'accordéon dit "diatonique" à 2 rangs 21 touches se trouve limité lorsque l'on veut s'écarter des mélodies avec altérations , lorsque l'usage de certaines notes comme sol# ,sib ... demandent une trop grande dextérité et troublent l'usage de la main gauche pour l'accompagnement.
De même le manque de certains accords/basses devient gênant surtout pour faire de l'accompagement main gauche et main droite.
Nous avons vu que avec un 2 rangs 21 touches 8 basses, les tonalités utilisées fréquement sont : Sol, Do, Lam et lorsque l'on veut jouer dans d'autres tonalité il faut changer d'accordéon. Un autre constat : en Lam lorsque l'on développe la gamme en tirant, en arrivant au sol, seule solution aller chercher le sol en poussant qui peut être à deux endroits ...
La tonalité de Mim commence à demander beaucoup de tiré poussé main droite rendant l'accompagnement main gauche plus difficile, côté main gauche l'accord de Sim manque cruellement.
Les tonalités de Rém et Fa deviennent galère avec l'usage de la note Sib et le manque d'accord Sim main gauche.
....
Avoir plusieurs accordéons de tonalité différentes, c'est la solution qu'adoptent beaucoup de musiiens de diato

Fonction du genre de musique que l'on joue, il y a des modèles 2 rangs qui ont été adaptés comme le modèle Irlandais :
Le second rang est accordé 1/2 ton plus haut ou plus bas fournissant ainsi tous les demi-tons. Ce qui en fait un instrument chromatique avec les caractéristiques d'un instrument diatonique.
Le plus répendu est avec une rangée en Si et l'autre en Do de façon à avoir tous les demi tons.
cette disposition Si/Do necessite un nouvel apprentissage pour jouer en Ré, Sol ...
D'autres dispositions comme une rangée en Ré et l'autre en Do# (modèle intial) est encore pas mal utilisé.


Une autre variante du viennois le Diatonique basque "trikitixa". Il comporte deux boutons de plus à la main droite qui fournissent des altérations supplémentaires. Les accords identiques au viennois sont tous unisonores ce qui nécessite l'ajout de 4 boutons pour avoir 12 boutons=6 basse/accord
L'accompagnement est beaucoup plus aisé sur ce modèle que sur notre petit diato.

D'autres modèles en et hors Europe ont étés développés pour les musiques traditionelles des pays concernés mais ne conservant pas le principe du mélodéon une rangée. (suisse, italien, russe ...)
Puis très récement il a été créé un accordéon à quarts de tons pour pouvoir s'adapter aux musiques orientales.
Sur ces accordéons spécifiques mais très bien adaptés au style de musique il est par contre moins facile d'aborder d'autres styles, mais souvent l'instrumentiste arrive à faire des prouesses, tout cela pour dire qu'il n'y a de vrai solution, il y a des tas de solutions qui au final font une très grande richesse musicale.

Le chemin vers le diato 3 rangs
Certains accordéons avec ces touches supplémentaires qui ne sont que des renvois mécanique des notes altérées placées en haut de clavier,
c'est la solution la moins chère.

Alors à la demande des anciens folkeux, les luthiers nous fabriquent des modèles 23 touches (2 touches de plus main droite) qui sont les notes du haut de clavier Sib Sol# Do# et Mib, rendant les déplacements de doigts plus confortables. Mais les autres inconvénients cités ci-dessus restent.

Parallélement à ces évolutions il y été développé des modèles 3 rangs toujours de gamme diatonique sur chacune des 3 rangées.
- Modèles sol/do/fa et la/ré/sol : utilisés surtout dans les pays du sud, et sur le continent nord américain (la/ré/sol au Québec, sol/do/fa au Mexique).
Il a l'avantage de permettre de transposer facilement les morceaux en sol / do vers do / fa, cependant il manque les notes do#, mi et sol#.
-Modèle sol/do/si : avec un intervalle d'un demi ton entre la deuxième et troisième rangée qui permet ainsi de bénéficier de tous les chromatismes.
c'est le modèle adopté par le celebre accordéoniste Emile Vacher créateur du sytle musette mais avec un clavier MIXTE à gauche.

 

On arrive aux 3 rangs actuels :
Puis on place les notes altérées sur la troisième rangée avec 3 à 7 boutons, dans ce cas les notes du haut de clavier des 2 premières rangées reprennent leur logique pour étendre la tessiture. Voici un exemple parmi x solutions.

Très souvent le clavier gauche s'enrichie des accords supplémentaires : Sim , Sib, Mib pour les claviers à 12 basses/accords.
C'est un bon compromis pour la plupart des musiciens de musiques trad et folk car cela permet d'avoir un accordéon plus sans trop pénaliser sa taille et son poids.

Dans tous ces modèles, les doigtés restent les mêmes que sur le modèle de base le 2915, l'organisation de base des touchent restent le même, chaque rangée est le support d'une gamme diatonique. C'est toujours un instrument diatonique, bi sonor, à deux ou trois tonalités. Chaque rang correspond à un mélodéon un rang standard tel qu’étudié précédemment.

Chez nos voisins, il s'est fait des systèmes bien spécifiques comme le Schwyzerörgeli en Suisse :
Ce fut probablement Johann Samuel Herrmann qui, en 1836, fabriqua le premier petit accordéon schwyzois.
Cet instrument fut bientôt connu sous le nom de langnauerli
Le Schwytzois est à mi-chemin entre l’accordéon chromatique et diatonique, le clavier des basses est chromatique

Dans notre milieu folk, l'évolution continuant et les folkeux se multipliants, les modèles bi sonores à 3 rangs se développent, on trouve maintenant plusieurs écoles (ou systèmes différents) :

Quel système 3 rangs bisonore choisir aujourd'hui ?

- Le système Serge Desaunay : propose un sol / do standard + la troisième rangée suivante : « ré#, mi , fa# (ou la), sol, la , si , do# ».
- Le système Jean-Michel Corgeron : propose un sol / do standard + la troisième rangée suivante : sol, sol#, si, do# et en poussé mi , sol#, si .
- Le système Bruno Letron très proche de celui de Corgeron
- Le système Marc Perrone : modèle dérivé d'un sol / do / fa. Sur la 2e rangée, les sol (qui font double emploi avec la 1re rangée) sont remplacés par des sol#. Sur la 3e rangée, les do (qui font double emploi avec la 2e rangée) sont remplacés par des do#, et les mi, par des mi .
- Le système Jean-Pierre Leray : modèle basé sur le système Corgeron qui permet d'avoir une logique avec 18 basses et le système original
- Le système Jean-François Heim : modèle basé sur le système Corgeron qui permet d'avoir une logique avec 18 basses et le système original
- Le système Pignol-Milleret : modèle résultant d'une nécessité d'avoir une logique complète et facilement mémorisable pour bénéficier de toutes les notes (y compris les # et b) en tiré et quasiment toutes en poussé. Ceci afin de pouvoir jouer dans toutes les tonalités et donc pouvoir accompagner d'autres instruments très facilement. Ce système permet aussi de rajouter des couleurs particulières à la musique trad. En effet, il est très simple d'enrichir les accords de bases que l'on retrouve dans tous les morceaux de trad (ajout de 9e, sixte, 11, 13, 5 , 5#) sans avoir à se soucier si les notes sont disponibles dans le sens de soufflet dans lequel on se trouve. En outre, pour le travail des gammes et l'improvisation un autre horizon s'ouvre que celui proposé par les accordéons plus courants.
- Le système Christian Oller : modèle reprenant le système de basses unisonores, inventé par Alain Abbot; système réadapté pour l'accordéon diatonique. Les basses « main gauche » ne sont donc pas des accords constitués, mais des notes indépendantes que l'on peut utiliser librement (contrechant, accord, etc…).
- Les système Malo Morvan Ctrl-Alt-Suppr, Pythagoras et Alt-F4 qui sont un peu en marge mais très interessants, tout est bien indiqué sur son site.
- Le clavier d'Erwan avec adaptation en rangée de Do ...
etc etc

Mais on a oublié le Modèle du plus illustre Diatoniste Emile Vacher en sol/do/si qui posséde tous les chromatismes , pourquoi ?

Pour les modèles bisonores, clavier main droite, quelle école suivre ?

Aujourd'hui, les systèmes les plus utilisés sont :

Ecole Leray : propose

-Avantages :
Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage à faire . Les deux premières rangées sont inchangées (sauf en bas), ce que je sait faire sur un 2 rangs je le fais aussi sur ce 3 rangs.
Avec Sol en tiré et La en poussé sur troisième rang : il est plus aisé de développer certaines gammes comme les gammes de Do en tirant, gamme Lam en tirant , gamme de Ré en tirant ... .
-Inconvénients : liés au tiré-poussé, le chromatisme est total mais difficile à éxécuter Mib n'étant qu'en poussant il et Do# Fa Fa# toujours en tirant

Ecole Heim version 1 : Comme pour Leray, Heim propose un sol / do standard + la troisième rangée pour altérations plus le LA en poussé et le Sol en tiré
La différence Leray/Heim est un décalage du sol tiré (donc des autres notes), rendat certains doigtés plus faciles.
( il ya deux versions de clavier Heim)
-Avantage : Sol en tiré et La en poussé sur troisième rang
Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage à faire
-Inconvénients :
liés au tiré-poussé, le chromatisme est total mais difficile à éxécuter
Mib n'étant qu'en poussant et Do# Fa Fa# toujours en tirant
Ecole Heim version 2 : système proche de celui de Milleret
-Avantage : Chromastime complet en tirant
-Inconvénients : la rangée de Do est modifiée

LERAY et HEIM surtout la v2, sont de bons compromis pour aborder des répertoires comme les musiques des Balkans

Ecole Corgeron :
Corgeron propose un sol / do standard + la troisième rangée organisée différement avec en tiré : sol, sol#, sib, do# et en poussé mib, sol#, sib.

-Avantages :
Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage à faire
Les notes Sol# et Sib accéssiblent dans les deux sens facilitent le doigté pour certaines gammes et l'accompagnement (moins de coups de soufflet).
-Inconvénients : Do# Fa La Fa# La toujours en tirant , et Mib uniquement en poussant
Pour argumenter ce choix, je reprends la réflexion initiale de JM Corgeron :
Mib en poussé : fondamentale de I 'accord de Mlb (accord poussé MG), tierce de l'accord de Dom (accord poussé MG) et sensible de la gamme de Min (accord poussé MG).
Sol# en poussé : fondamentale de l'accord de SOL#. (accord poussé MG) et tierce de l'accord de MI (accord poussé MG).
Sib en poussé : tierce de l'accord de Solm (accord poussé et tiré M/G), accord très utile pour reprendre de l'air quand on joue en Rem, quinte de I 'accord de MIb (accord poussé MG) et 7ième de l'accord de DO (accord poussé MG).
Sol en tiré : pour obtenir les gammes diatoniques de DO et de SOL en tiré, 7ième des accords de Lam et LA (accord tiré MG).
Sol# en tiré : sensible de la gamme de Lam (accord tiré MG), gamme mineure principale sur un SOL/DO.
Sib en tiré : fondamentale de l'accord de Sib (accord tiré MG), tierce de l'accord de Solm (accord poussé et tiré MG) et sensible de la gamme de Sim (accord tiré MG).
Do# en tiré : tierce de I' accord de LA (accord tiré MG) et sensible de la gamme de Rem (accord tiré MG)
Preference est donnée sur la priorité de Sib en poussé plutôt qu'au La, car le La ne fait partie d'aucun accord de base MG en poussé
En effet la note la est fondamentale des accords de LAm et LA, tierce de l'accord de FA, quinte des accords de Rem et RE ainsi que 7ième des accords de sim et si qui sont tous des accords en tiré à la MG

Ecole Bruno Letron : qui fait tout de même quelques adeptes

3ème rangs équivalent au clavier de Corgeron, mais en 3ieme rangs legères différences sur la dispositions des notes.


POUR CES QUATRE ECOLES LERAY HEIM v1 ET CORGERON & LETRON :
- Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs il n'y pas d'apprentissage main droite à faire .
- Avec le sol tiré sur la troisième rangée, il est plus aisé de développer certaines gammes comme Do en tirant, Lam en tirant , Ré en tirant ...
- L'accompagnement main gauche est plus facile et fluide que sur un deux rangs classique.
- Liés au tiré-poussé, le chromatisme est total mais difficile à éxécuter dans certaines tonalités au détriment de l'accompagnement main gauche. Exemple le Mib n'étant qu'en poussant il est difficile de jouer gauche et droite en Mib/Sib.


Ecole Pignol-Milleret : on se rapproche du chromatique, on s'ouvre à d'autre genres de musique


-Avantages
:
Logique complète pour bénéficier de toutes les notes (12 1/2 tons) en tiré (donc tous les accords à droite)
Cela permet de jouer dans (en théorie) dans toutes les tonalités et de pouvoir accompagner d'autres instruments très facilement. Le diato devient un instrument ouvert à d'autres répertoires : jazz, balkans ... musette ...
Il faudra veiller à avoir un système de basses/accords adapté pour suivre cette nouvelle logique main droite (tout en tiré).
Le sol# en deuxième rangée, souvent utilisé dans les gammes mineures harmoniques est un confort.
C'est le seul clavier avec fa, et mib dans les deux sens, ce qui est bien confortable.
-Inconvénients : .
pour la "rangée de Do" le Sol est remplacé par La et le Sol par un Sol# . Par contre sol# n'est que en tiré
Lorsqu'on sait jouer sur un deux rangs (et pire sur un autre 3 rangs) il y a tout l'apprentissage à refaire, douloureux selon certains qui ont eut le courage de le faire.

Pour terminer les tendances actuelles Le DIATO-BAYAN , un clavier bisonore logique, 3 rangées
Cette configuration inédite permet de disposer :

- des gammes diatoniques de base et ses relatives mineures en jouant en poussé / tiré, seul le Fa est en tiré seulement
- de la game chromatique présentée comme suit en zig-zag logique sur les 3 rangs

Avantages de cette disposition :
- Possibilités de jeu d'un accordéon bi sonore dit "diatonique" tout en maintenant un instrument petit et léger,
- Permet la disposition crescendo logique sans décalage et du coup conserve le même doigté dans les graves ou les aigus,
- Autorise la symétrie dans l'emboîtement des accords en tiré mais aussi en poussé

Inconvénient :
- proche du diato standard, mais l'apprentissage est à refaire ... beaucoup plus que la disposition Pignol-Milleret.
- très proche du chromatique, sans en être un. (voir ci sessous)

CLAVIER MAIN GAUCHE

La logique 8 B/a du 2 rangs ne change pas, et les 4 supplémentaires Mib, Sib, Si et Sol# sont généralisés sur les 12 et 18 B/a ( à vous de choisir si celles ci seront dessus ou dessus par rapport aux 8 B/a)
Pour les 18 basses les B/a supplémentaires doivent correspondre à votre demande
, pour Milleret et bien d'autres les 6 autres boutons ne proposent que des basses de façon à couvrir les 12 demis tons dans les deux sens (voir la proposition Milleret).

trikitixa
Une autre altérnative est d'opter pour un système unisonore Basse/Accords comme le "trikitixa" à 12 boutons
Darwin
Actuellement le système Darwin de Sérafini propose à gauche 24 boutons produisant des Basses/accords Unisonores
12 demi tons = 12 basses et dessous 12 accords = 24 boutons
Le Sytème MIXTE : pourquoi pas opter pour un clavier gauche unisonore ou un BS Stradella (comme sur le chromatique)
sytème adopté il y a déjà plus de 100 ans par le celebre accordéoniste Emile Vacher et relayé maintenant par Daniel Dénecheau

 

Le système unisonore , claviers chromatiques et claviers uniformes

Ce qui change par rapport aux accordéons diatoniques :
1° Présentation d'un nouveau clavier "main droite", à trois rangées (même 4 ou 5 ) qui se répartissent les 12 sons chromatiques sur 4x3=12 boutons. (Le clavier actuel.)
suppression du "tirez-poussez" sur les deux claviers, mais plus de boutons et donc plus lourd.
3° Le clavier "main gauche" donne des accords parfaits majeurs, parfaits mineurs, des accords de septième de dominante, avec seulement 12 sons chromatiques de base
4° L'objectif d'un clavier uniforme est de ne pas prévilégier une tonalité en particulier et de favoriser la transposition automatique, simplifiant d'autant l'apprentissage et la pratique de l'instrument. Plusieurs réformes ont été proposées dont les plus remarquables sont le clavier d'accordéon chromatique de Paolo Soprani et le clavier uniforme attribué à Janko

L'accordéon chromatique : 1900 semble être une date particulièrement importante pour l'histoire de l'accordéon dans le monde.
Date charnière marquant à la fois l'aboutissement des longues recherches pour faire de l'accordéon-jouet un instrument de musique; point de départ d'une autre grande période où l'accordéon va tenter de confirmer ses qualités musicales. La lutte ne sera pas facile. Elle dure encore. Les réticences, souvent justifiées, émises par des personnalités compétentes, ne seront pas toujours comprises des passionnés de l'accordéon, ce qui créera des divergences quand ce dernier prétendra atteindre les salles de concert.
En attendant, en ce début du xxe siècle, l'accordéon est partout. Il est devenu l'instrument régional dont on ne peut plus se passer, et souvent quasiment l'instrument national. Les dimensions limitées de ce livre ne permettent pas d'aborder pays après pays l'histoire de l'accordéon, mais on peut dire que chacun a contribué à le faire mieux connaître en façonnant des modèles caractéristiques .

.Quels que soient les ennuis causés par des dénominations plus ou moins adéquates, l'accordéon "chromatique" de Soprani bouleverse les traditions. Si le clavier de la main gauche est une version considérablement améliorée des recherches antérieures, présentées déjà à l'Exposition universelle de 1889, celui de la main droite est une innovation remarquable. La conception de ce clavier permet de transposer un texte musical sans modifier les doigtés .

Le modèle de clavier main droite qui s'impose en France est disposé comme la figure ci dessus.

A gauche un ingénieux système avec des accors composés et une disposition géniale ::

a) soit le clavier BS (Basses Standard) international (ou Stradella) comportant 2 rangs de basses fondamentales avec strucure de quintes en montant (donc de quarte en descendant), et 4 rangs d'accords composés (maj, min, 7e, 7dim).
b) soit plus simple, le clavier BS français comportant 3 rangs de basses fondamentales (quintes en montant) et 3 rangs d'accords composés (maj, min, 7e)

Le clavier uniforme
de Janko (1856-1919) qui reprenait lui-même des propositions qui l'ont précédé, représente un solution fort intéressante qui n'a pas réussi à s'imposer à temps pour le piano mais qui demeure possible pour l'accordéon et facilement applicable pour les claviers percussifs, (zylophone, vibraphone etc..
Ce clavier est constitué de deux rangs de touches à intervalle de 1 ton (ou seconde majeur)
Comme on peut voir sur l’illustration, le troisième rang de touches est une copie du premier rang, les touches étant, bien sûr, égales dans les trois rangs.

Sur le Clavier Uniforme, on ne doit apprendre qu’un seul : de position de chaque accord, de chaque arpège ou de chaque gamme afin de pouvoir les jouer tous.
Alors que le clavier du piano favorise la gamme de Do, le Clavier uniforme est ainsi organisé que le doigté est exactement le même dans les douze tons, rendant possible l’avantage énorme de la transposition automatique.
Chaque type d’accord a sa propre position alors que sur le piano le doigté pour un type d’accord est souvent identique avec celui d’un autre type, ajoutant à la confusion.
Sur le clavier uniforme, l'empan d'une octave est plus court que sur le clavier de piano mais plus large que sur le clavier chromatique qui, plus que tout autre, permet d'avoir une très large étendue sur un clavier relativement court.
Voici à la même échelle deux octaves sur le clavier de piano, le clavier uniforme (version touche et version boutons) et le clavier chromatique.